C'est l'heure. L'heure de grandir, d'assumer et d'avancer. L'heure de faire la part des choses, de comprendre qu'on ne peut pas avoir tout ce que l'on veut. Que la vie peut être un enchaînement de déceptions, et que, pourtant. Pourtant, il faut en tirer profit, prendre le bon, même infime, avancer, dignement. Solide. Soyons le. C'est ça la vie après tout. Rien n'est acquis, tout est à gagner, chaque jour. On ne possède rien, rien infiniment, rien totalement. Tout est partiel, tout est instable. On croit avoir gagné. Pourtant, en un instant tout peut flancher. Et si ça flanche, il nous faut relativiser. Cesser de demander toujours plus, toujours autre. On a déjà beaucoup, regardez. Alors que la vie fasse son empreinte sur nos corps. Que les événements quelquonques prennent une place majeure. Que nos rêves s'envolent, et qu'en renaisse de nouveaux, plus adaptés au climat incertain de nos multiples existences. Ainsi va la vie, ainsi ira la suite. Avec ou sans nos projets enfantins. On ne sait rien, vraiment rien. Et plus on croit savoir, moins l'on saura. Ouvrons nous aux surprises, aux éventualités improbables. Tant pis pour le reste. C'est sans doute mieux ainsi. Aujourd'hui, on accepte. On avance. Sans rechigner. On a suffisamment pleuré ces 18 dernières années. On veut sourire. Même si tout s'arrête.